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Un nouveau sondage confirme l’importance de l’affichage en français

Mené auprès de 613 répondants francophones de l’Acadie


Bouctouche, Nouveau-Brunswick, le 28 octobre 2019 – L’importance de l’affichage en français dans les régions majoritairement francophones du Canada atlantique ressort parmi les priorités identifiées dans un nouveau sondage publié aujourd’hui par la Commission sur le territoire et la toponymie. Le sondage fut mené en ligne entre les mois de juillet et de septembre 2019 auprès de 613 répondants, nés ou habitant l’Acadie du Canada atlantique. Les questions portaient sur la définition du territoire de l’Acadie ainsi que sur l’importance accordée à l’affichage en français dans ce territoire.


À la question « quelle importance accordez-vous à l’affichage à prédominance en français dans les régions majoritairement acadiennes et francophones (de l’Acadie) ? », 79,81 % des répondants ont jugé ‘très importante’ cette priorité alors que 15,11 % l’ont jugé ‘importante’ (total de plus de 94 %). Ces données viennent appuyer les déclarations récentes du Commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick à l’effet que bien que la langue dominante des régions acadiennes soit le français, l’affichage public dans ces régions continue de présenter l’anglais comme langue dominante.


« La langue d’affichage présentée dans un paysage linguistique constitue un facteur identitaire important pour les gens qui habitent ce territoire, » souligne Ghislaine Foulem, coprésidente de la commission. « Les Acadiens ont longtemps lutté pour la promotion de la langue française et l’affichage du français dans leurs régions. Nous ne sommes donc pas surpris par ces résultats. »


L’identification aux régions ressort également comme élément caractéristique de ce sondage. Interrogés à préciser quelles régions forment l’Acadie de l’atlantique, une forte majorité des répondants ont reconnus les régions de la Péninsule acadienne (91,8 %), d’Acadie-Beauséjour (76,7 %) et de Kent (65,4 %) au Nouveau-Brunswick. Les régions Chaleur (62,8 %), Madawaska-Victoria (57,7 %) et Restigouche (56,2 %) ont également été majoritairement reconnues par les répondants.


Près de 79 % des répondants ont aussi affirmé reconnaitre la région de la Baie-Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse et 75,3 % celle de Chéticamp, alors que 80,5 % des répondants ont affirmé reconnaitre la région Évangéline à l’Île-du-Prince-Édouard comme faisant partie du territoire acadien. Enfin, plus de 84 % des répondants ont affirmé être ‘très en accord’ ou ‘en accord’ de définir l’Acadie de l’atlantique comme comprenant non seulement les régions où vivent une majorité de francophones, mais les centres urbains de vie française où habitent des minorités importantes de francophones.


« Les résultats de ce sondage nous permettent de constater que le sentiment d’attachement des francophones de l’atlantique à leur territoire forme une composante importante de leur identité, » précise Jean-Luc Bélanger, coprésident de la commission. « Notre mandat de recherche se poursuit avec l’objectif de mener des consultations en régions plus détaillées d’ici le printemps prochain. »


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Rapport – Sondage sur le territoire de l’Acadie (octobre 2019)

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